Paradise Alley / krinein

Une clarinette contrebasse comme une incantation pour ouvrir cet album rappelle que Renaud Gabriel Pion est un « souffleur », comprenez par-là que celui-ci s’adonne aussi bien à ce premier instrument qu’au saxophone, à la flûte ou au cor anglais… Refusant les cloisonnements, on l’a croisé aussi bien au sein de Lo’Jo qu’aux côtés de John Cale, de Dead Can Dance ou de Hector Zazou qui nous a quittés le 8 septembre dernier. Poursuivant toujours une quête du son, comme l’expression d’un langage, Pion sort First Meeting en 2000 opposant clarinettes minimalistes à une basse électrique. Ses rencontres, ses collaborations l’ont poussé à penser différemment ce second opus.
Paradise Alley célèbre la rencontre entre une musique d’orchestre du XXème siècle et l’improvisation. Des compositions cinématographiques, imaginaires, où David Lynch croise quelques superproductions hollywoodiennes des années 1960, le tout saupoudré d’expressionnisme allemand. Une musique intense et imaginative qui dévoile au fil des notes un univers riche et rare. (in Krinein, Les routes du paradigme, Wqw, sept 2008)

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